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La suspension ou l’invalidation du permis de conduire constitue une mesure particulièrement contraignante, susceptible d’affecter immédiatement la situation personnelle et professionnelle du conducteur.
Qu’elle résulte d’une décision administrative ou judiciaire, elle peut toutefois être contestée, sous réserve d’une analyse précise du dossier et du respect de délais stricts.
Le permis de conduire est affecté d’un capital de points, dont le solde évolue en fonction des infractions commises. Institué en 1992, ce système repose sur un mécanisme automatique de retrait de points consécutif à la constatation d’infractions au Code de la route.
Chaque infraction routière entraîne un retrait de points, compris entre 1 et 6 points selon sa gravité. Lorsque le solde atteint zéro, le permis fait l’objet d’une décision d’invalidation.
| Infractions | Retrait de points |
| Excès de vitesse <20 km/h | 1 point |
| Téléphone au volant | 3 points |
| Non-respect du feu rouge | 4 points |
| Alcool ou stupéfiants au volant | 6 points |
Le cumul de plusieurs infractions peut conduire à une perte significative de points dans un délai rapproché. À défaut de reconstitution du capital, ces retraits successifs peuvent entraîner l’invalidation du permis.
Le conducteur dispose de mécanismes permettant de récupérer des points sur son permis :
Ces mécanismes ne permettent toutefois pas de remettre en cause une invalidation déjà intervenue.
Après plusieurs infractions routières, le solde de points de votre permis peut arriver à 0. L’administration prononce alors l’invalidation du permis de conduire. Cette décision est notifiée par une lettre référencée « 48SI », émanant du ministère de l’Intérieur. Elle emporte :
Cette décision peut être contestée dans un délai de deux mois à compter de sa notification et plusieurs recours sont possibles.
Un recours gracieux peut être directement auprès du ministère de l’Intérieur. Pour être utile, il doit être exercé dans les délais et reposer sur des moyens juridiques sérieux. Il suppose l’identification d’irrégularités affectant la procédure de retrait de points ou la décision elle-même, notamment :
En cas de rejet ou d’absence de réponse, un recours contentieux peut être engagé devant le tribunal administratif.
NB : Ce recours présente un caractère facultatif et ne constitue pas un préalable obligatoire à la saisine du juge administratif.
Le conducteur peut saisir directement le tribunal administratif compétent afin d’obtenir l’annulation de la décision invalidant le permis, sans être tenu de former un recours gracieux préalable.
La contestation repose sur une analyse approfondie du relevé d’information intégral et des procédures ayant conduit aux retraits de points. Les moyens susceptibles d’être invoqués incluent notamment :
Certaines amendes forfaitaires majorées peuvent entraîner une perte de points.
Lorsqu’elles n’ont pas été portées à la connaissance du conducteur, il est possible, sous certaines conditions, de former une réclamation auprès de l’officier du ministère public, tant que l’action n’est pas prescrite.
Cette démarche, distincte du recours administratif dirigé contre la décision 48SI, peut avoir une incidence directe sur la validité du permis.
Lorsque la situation le justifie, une procédure de référé suspension peut être engagée parallèlement au recours contentieux.
Elle permet, sous conditions, de suspendre les effets de la décision d’invalidation et de permettre au conducteur de retrouver provisoirement le droit de conduire dans l’attente du jugement au fond.
Besoin d'aide par un avocat pour contester l'invalidation de mon permis
L'invalidation intervient naturellement lorsque le solde de point de votre permis de conduire est nul (vous n'avez plus de points).
Alors qu'un permis annulé est une sanction à la suite d'une infraction routière lié au droit pénal routier. Cette sanction est prononcée exclusivement par juge et qui peut choisir une autre sanction, comme une amende ou une peine de prison.
Aussi, l'annulation du permis peut être automatique lorsqu'il s'agit d'une récidive ou dans certaines infractions très spécifiques.
La suspension de permis est différente de l'annulation ou de l'invalidation. La suspension consiste à un retrait de permis temporaire. Elle peut-être prononcée :
La suspension administrative intervient fréquemment en amont de toute décision judiciaire et peut être contestée par :
Le contentieux du permis de conduire relève d’un domaine technique, à l’intersection du droit pénal et du droit administratif.
L’intervention de l’avocat pour récupérer son permis de conduire consiste notamment à :
Chaque dossier nécessite une approche individualisée par Maître Thareau, tenant compte des enjeux professionnels, personnels et de la situation procédurale du conducteur.
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